Réaction de Nicolas Dupont-Aignan à l’élection de François Hollande

François Hollande est le nouveau Président de la République. Dans un esprit républicain, je lui souhaite bonne chance.

Cependant le parti socialiste doit se garder de tout triomphalisme tant les Français ont voté davantage par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion au projet de François Hollande.

Cette élection à la Pyrrhus arrive au terme d’une campagne qui aura esquivé tous les sujets de fond et n’aura rien purgé du mécontentement légitime des Français à l’égard de leur classe politique.

Faute d’une réorientation complète de la politique économique et monétaire européenne et mondialiste, le changement promis par François Hollande ne changera rien.

Pire, la politique annoncée par le parti socialiste et ses alliés communistes et verts, risque de plonger le pays dans l’abîme au bord duquel l’a placé le Président sortant.

Ce soir, tous ceux qui, à droite, ont soutenu Nicolas Sarkozy envers et contre toute logique ces dernières années sont totalement discrédités pour l’avenir. Ils portent une très grave responsabilité d’autant que le Sénat, à la différence de 1981, est passé à gauche.

Le temps est venu de tirer les leçons de ces fausses alternances à répétition en proposant aux Français une vraie recomposition politique.

Et cette recomposition doit commencer à droite dès maintenant.

 

Les Français ont 3 chemins:

- continuer avec l’UMP, un parti qui a installé un socialiste à l’Elysée

- s’engager dans une voie stérile et sans issue avec le Front national

- choisir un nouveau cap pour un projet gaulliste, républicain et patriotique.

 

Ce dernier choix, je l’ai incarné pendant la campagne présidentielle, et la confiance que plus de 650 000 électeurs m’ont accordée, m’engage à poursuivre sur ce chemin.

Ce soir, j’invite donc tous les Français sans illusion sur François Hollande à soutenir le projet patriotique et républicain que porteront les 450 candidats de Debout la République aux élections législatives.

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député-Maire de Yerres

Président de Debout la République

Un projet pour combattre le chômage

Tombés entre les deux tours de l’élection présidentielle, les chiffres du chômage sont mauvais.

En Seine-Saint-Denis, Pôle Emploi recensait 125 470 inscrits à la fin du mois de mars 2012. Le chômage a donc poursuivi sa hausse (0,3%) par rapport à février. Sur un an, la progression cumulée s’élève à 6,6%.

A l’instar de la situation départementale, les données nationales sont préoccupantes. En un mois, les chômeurs de catégorie ABC sont 34 700 de plus, soit une hausse de 0,8%. En variation sur un an, l’accroissement est de 6,3%, au plus haut depuis l’automne 2010.

Or les perspectives économiques ne sont pas favorables. La stabilité à un niveau très bas du climat des affaires en France plaide pour une croissance en berne à court terme. Quant aux indices de conjoncture en Europe, ils laissent apparaitre un environnement dégradé. La Zone Euro demeure en récession et celle-ci à même tendance à s’aggraver.

Dans ce contexte, les propositions éculées et usées des finalistes de l’élection présidentielle ne sont pas à la hauteur du défi. L’austérité de droite, la rigueur de gauche associées au libre-échangisme rallié en adoptant les traités européens, laisseront notre pays et notre économie exsangues.

Comme l’affirme, François Morvan, vice-président de Debout la République, dans son dernier billet publié sur le site internet de DLR, « les solutions proposées par Nicolas Dupont-Aignan s’avèrent les seules réalistes ».

Celles-ci s’articulent autour de quatre grandes idées :

-          Reprendre notre liberté monétaire pour relancer la croissance.

-          Mettre en place un protectionnisme ciblé pour relocaliser les emplois.

-          Réformer notre système fiscal et de formation pour libérer les initiatives.

-          Refaire de la France, un champion industriel.

Convaincus de la justesse de notre projet politique, des candidats Debout la République seront présents en Seine-Saint-Denis  comme sur tout le territoire national. Ce sont ces positions que défendront nos candidats lors des élections législatives de juin 2012.

Stéphane Chassigneux, Secrétaire Départemental DLR 93

Lettre de Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a tenu à remercier toutes celles et tous ceux qui l’ont soutenu durant la campagne présidentielle. Retrouvez ci-dessous cette lettre.

Mes chers compagnons,

Je souhaite par ce mot vous remercier du fond du cœur pour votre engagement à mes côtés au cours de cette longue et difficile campagne.

Je sais combien chacune et chacun d’entre vous, à sa façon, a fait son possible pour m’aider, contribuant ainsi à porter cette « certaine idée de la France » qui nous rassemble et demeure, j’en suis convaincu, indispensable à notre pays.

Je pense à la recherche des parrainages qui a pris tant de temps et d’énergie.

Je pense à la préparation de notre projet qui a été le fruit d’intenses réflexions.

Je pense au travail militant qui en a surpris plus d’un dans le pays.

Je pense à nos donateurs qui souvent malgré leurs petits moyens n’ont pas reculé devant des sacrifices.

Je pense enfin à mon équipe rapprochée qui a toujours voulu faire le maximum.

Cette campagne a été à la fois une joie et une épreuve.

Une épreuve car nous avons du affronter, peut être plus que d’autres, le mépris et la moquerie d’une classe dirigeante parisienne qui ne supporte pas d’entendre la vérité sur l’état du pays et sur sa propre responsabilité.

Une épreuve car nous avions beaucoup moins de moyens que la plupart des candidats. Nous nous sommes souvent battus à mains nues. Reconnaissons-le, ce fut frustrant pour nous tous de manquer d’argent pour organiser davantage de réunions publiques ou diffuser plus de documents.

Une épreuve, c’en fut aussi une de voir notre démocratie abimée par le refus du débat des principaux candidats, les polémiques stériles, les fausses oppositions qui détournent des vrais enjeux.

Et pourtant, grâce à vous tous, grâce aux témoignages de nos concitoyens, cette campagne aura été un moment très fort de ma vie.

La joie de belles rencontres avec le peuple français. Les maires ruraux, seuls au monde, qui parlent si vrai. Les ouvriers des usines qui ferment et qui pourtant font preuve d’une grande dignité. Les agriculteurs qui ont tout compris de la logique d’exploitation mise en place à leurs dépens.

La joie aussi, bien sûr, procurée par cette ferveur partagée lors de nos trois rassemblements nationaux. Oui, dans nos salles des Français de toutes conditions, de toutes origines se sont mêlés autour du drapeau tricolore.

La joie enfin de voir de plus en plus de nos concitoyens me découvrir et vouloir voter pour notre beau projet patriotique et républicain.

Certes, il m’aura manqué du temps. Pour autant notre score est plus qu’honorable. Près de 650 000 électeurs m’ont choisi. Dans 10 régions nous dépassons les Verts, parti plus ancien, plus puissant et disposant d’une couverture médiatique dix fois supérieure à la nôtre.

Nous pouvons surtout être fiers ensemble d’avoir toujours élevé le débat, privilégié le fond à la forme, rassemblé plutôt que diviser.

Je persiste et je signe. La France court aujourd’hui à l’abîme. Si nous voulons sortir de la crise, il nous faut reprendre au plus vite notre liberté collective et il faut le faire dans un esprit de concorde et de rassemblement des Français.

Le combat politique est toujours long surtout quand il s’agit de dire la vérité à un pays dominé par des forces et des intérêts qui l’entraînent à sa perte.

Grâce à vous j’ai pu semer des idées nouvelles qui un jour, vous le verrez, germeront. J’ai confiance dans le peuple français. Je sais que l’heure du redressement national et républicain sonnera. Je sais que nos compatriotes, au-delà de leur colère, veulent un chef d’Etat capable de porter un projet constructif.

Les élections législatives seront l’occasion, je l’espère, d’offrir aux Français qui ont voté pour moi, une continuité politique. Aussi je vous invite à poursuivre notre action au service de notre idéal et de répondre à l’appel à candidature pour ces élections, que je lance dès aujourd’hui dans nos rangs.

Plus que jamais j’ai besoin de vous.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

La crise de l’euro, grande oubliée de l’élection présidentielle

La crise de la zone a été la grande absente du premier tour de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou ont préféré esquiver  ce sujet ou le traiter de façon superficielle.  Il n’en demeure pas moins que la situation demeure critique et que l’avenir est incertain pour les pays membres de la zone euro.

En réalité,  malgré les discours lénifiants de certains économistes (proches des banques et autres établissements financiers), l’euro ne nous protège pas. Il ne nous préserve pas de la crise économique qui se prolonge et qui a été aussi forte en Europe qu’aux Etats-Unis, pourtant foyer de la crise financière. De plus, la monnaie unique ne nous sauvegarde pas de la spéculation. Elle démontre chaque jour davantage qu’elle est ingérable. D’ailleurs, la Suède, dans l’UE, mais hors de l’euro s’en tire beaucoup mieux après avoir laisser la couronne se déprécier, comme l’Islande par rapport à l’Irlande.

Par-delà les mauvaises politiques suivies, la monnaie unique est structurellement condamnée car elle accentue les problèmes au lieu de contribuer à les résoudre.

Dans la vidéo qui suit, l’économiste Jacques Sapir,  expose les arguments qui justifient une autre politique monétaire.

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